Elathis la Cité des Trêves

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 Noirceur du coeur

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Kaelar
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MessageSujet: Noirceur du coeur   Mer 16 Juil - 17:16

Début d'un récit inachevé fait il y a un certain temps par moi-même.

"Brulez-les."
Vêtues d'armures finement ouvragées, noires comme la nuit, des soldats se dirigeaient vers quelques centaines de bûchers hissés il y a peu. Sous la douce quiétude de la nuit, les cris et hurlements de désespoir des condamnés croissaient au fur et à mesure de l'avancée des guerriers. L'arche noire de la Noirceur du Coeur avait changé de capitaine. Rassemblés sur ces falaises, au-devant des dits traîtres, des milliers de Druchiis en armure regardaient le spectacle. Tous étaient rangés, ne bougeaient pas d'un pouce. Un vent glacial vint perturber l'atmosphère, puis la lumière apparue. Faisant palir les rayons de la lune, les brasiers devinrent des foyers et éclairèrent l'espace. Les elfes noirs attachés tentaient, malgré les flammes qui les consummaient, de s'échapper. Mais leurs efforts étaient vain. Tout ceci était nécessaire, dans l'accomplissement de la volonté de la Reine. Un corbeau croassa, comme si son appel consisté à faire passer les âmes dans l'au-delà. Il plana jusqu'à l'épaule d'un être à l'apparence pour le moins terrifiante. Vêtues d'une sombre armure usée par les conflits, Krazzael regardait son oeuvre. Son visage dégageait une aura glacial, et ses yeux d'un pourpre profond n'arrangeait rien à la chose.De multiples armes pendaient à sa ceinture, étaient accrochées dans son dos ou à d'autres endroits. Les cheveux au vent, il regarda d'un regard ténébreux ses troupes, passant au-devant d'elles. Il marchait lentement, d'un pas lourd. Peut-être que ces elfes avaient peur ? Ou alors s'extasiaient-ils devant ce glorieux festin qui s'offrait aux charognard ? Krazzael s'en moquait grandemment. Sortant des bouts des rangs, un cavalier alla rejoindre le capitaine, qui souffla d'exaspération. Un peu plus grand que la moyenne, ses traits étaient délicats et raffinés, de même que toute son armure. A son expression Krazzael senti qu'il allait y avoir de grabuge.
"Qu'est-ce qui vous prend de faire ça imbécile ? Croyez-vous donc que l'on peut éliminer des centaines de Druchiis sans l'approbation même du Roi-Sorcier ?
-Le Roi doutait de ma loyauté ainsi que de celle de l'équipage de la Noirceur du Coeur. Dit froidement le capitaine. Maintenant, il n'a plus à se soucier d'un douloureux problème.
-Dans ce cas, pourquoi ne pas être aller vous-même sur un de ces buchers ?"
Parce que ce n'est pas là la volonté de la Reine se dit Krazzael. Le raisonner était inutile. Krazzael dégaina sa lame et trancha net la tête de son interlocuteur.
"-Avec ça vous êtes sur d'attirer toute la colère du Roi capitaine. dit une sombre voix derrière."
C'était Narlm, un ancien de la chevalerie d'Hag Graef. Mesurant un bon deux mètre, il était borgne, une sale blessure ravivant de mauvais souvenirs à Krazzael. Enfin, à quoi bon resasser le passé.
"Je me moque bien de sa majesté... Et puis, de toute façon, ce misérable devait lui causer plus d'ennuis qu'autre chose pour me l'envoyer."
Narlm rit à gorge déployé.
"Maintenant. Reprit Krazzael. Nous devons retourner dans l'arche. Laissons les corps se consumer et livrons les aux charognards."
Narlm se retourna et tonna les ordres. Les Druchiis se mirent rapidement en formation de marche, puis commencèrent à bouger.
Ils longèrent la côte pendant une lieu,et enfin l'arche fut visible. C'était une splendide structure. Juchée sur une grande parcelle de terre, une forteresse de fer noir se dressait, fier de dévoiler toute sa puissance. Ses piques s'attaquaient aux cieux, et d'innombrables torches dévoilaient ses sombres recoins. Pour y accéder, un long et imposant pont d'acier mesurant une cinquantaine de mètres faisait la lisaison entre les falaises et la citadelle. Les troupes s'y engagèrent, et enfin, après toutes ces années, la Noirceur du Cœur pourra reprendre la mer... Le Roi-Sorcier, quelque soit sa puissance, n'allait pas l'empêcher de partir. Maintenant que ces idiots d'elfes qui les avaient entraînés la reine et lui dans un piège étaient morts, Krazzael pouvait enfin ressentir un minimum de joie dans ce monde de ténèbres. Et dire que c'étaient les propres guerriers de l'arche qui avaient trahi la capitaine... Tous les Druchiis n'étaient donc que des traîtres en sursis, des égoïstes qui même une fois les richesses et la gloire atteintes ne sont pas contentés. Un peuple maudit par lui-même, et les très rares êtres qui voulaient échapper à ce monde étaient détruits dès leur plus jeune âge. Les régiments rentrés rapidement à l'intérieur de l'arche, Krazzael en tête. Sur les chemins de rondes rôdaient de sinistres silhouettes, surveillant les horizons. Le capitaine passa les portes d'aciers et pénétra dans la cour. Elle était spacieuse, bien terne à cause de ses pavés gris. De multiples escaliers conduisaient aux remparts, au sous-sol ou encore au donjon. Krazzael se dirigea de suite vers ce dernier. Il gravit quelques marches avant de rentrer à l'intérieur. Il traversa un long hall parsemé de hauts piliers pourpre en forme de cristal. Il ressortit de l'autre côté. Là, des elfes l'attendaient.

"-Réveillez les monstres. Nous partons."

Les deux druchiis allèrent chacun se diriger vers une grande poulie d'acier, où les attendaient une multitudes d'esclaves. Ils firent claquer leur fouet, et les humains tournèrent les roues à laquelle ils étaient enchaînés. Deux chaînes qui sortaient des fondations de la forteresse, mesurant au moins quatre pas de largeur, commencèrent à se tendre. Le côté immergé des chaînes commença à sortir de l'eau. Les maîtres d'esclaves faisaient monter la cadence, ne se privant pas d'user de leur fouet pour faire comprendre le message. Un hurlement titanesque retentit soudain, faisant vibrer toute la forteresse. La bête des profondeurs s'étaient réveillées. Une ombre gigantesque commença à se former à la surface.

"-Le pont est relevé capitaine. Vint annoncé un corsaire."

Krazzael fit un signe de tête à l'un des maître d'esclave, qui accéléra encore la cadence. Plusieurs esclaves s'étaient écroulés, mais d'autres venaient instantanément les remplacer. UN autre hurlement retentit, plus puissant. Cette fois c'était bon.

"Dirigez l'arche vers la Lustrie. Ordonna le capitaine."
Il revint ensuite sur ses pas, et commença l'ascension de la tour. Il monta tout en haut, traversant de spacieuses salles dignes des plus grands forts. Partout les mêmes cristaux soutenaient le plafond.Il arriva finalement devant un grand escalier en colimaçon, fait entièrement de verre. Enfin, de verre, pas vraiment. La matière était bien plus dur, et dégageait aussi une aura pourpre. Aucune torche était nécessaire ici, tout était éclairé par la structure. Krazzael finit par atteindre les dernières marches, et se trouva en face d'une lourde porte faîtes dans la même matière que l'escalier. De lourdes chaînes, perpendiculaires au plafond, faisaient toute la hauteur de la porte. Elles enchaînaient les innombrables figures de Krakens, Léviathans ou autres gros monstres marins sculptées sur la porte. Le capitaine tourna la poignée, et à cet instant les chaînes libérèrent les créatures. Puis Krazzael put pénétrer dans la pièce la plus sacré de l'arche. Elle était vaste, éclairée par des flambeaux. De multiples ouvertures dans les murs permettaient de voir l'extérieur, et tout au bout de la pièce se trouvait un imposant trône plus noir que la nuit. En tant que capitaine de l'arche, Krazzael pouvait s'y asseoir, mais il savait très bien qu'il était destiné à une autre personne.

"Tous ces morts ne m'inspirent que de l'effroi, Krazzael."

A peine surpris par la voix, le capitaine vit Dianill, sortant d'un coin obscur, le regarder droit dans les yeux. Elle était vêtu d'une longue robe noire, qui se mariait à merveille avec sa longue chevelure qui descendait jusqu'à ses hanches. De redoutables et agressifs yeux bleus agressaient Krazzael, le transperçaient et feraient frémir de terreur n'importe quel personne. Elle lui en voulait.

"Le Roi Malekith ne laissera jamais passer ça. Je me moque bien de savoir combien d'elfes sont morts, mais pas de la colère du Roi. Et tuer son acolyte n'arrangera pas les choses..."

Dianill avait des dons pour la sorcellerie, et avait donc, comme à son habitude, espionné les agissements de Krazzael à son insu. C'était un des vilains défauts de la sorcière, mais aussi une de ses qualités. Elle voulait tout savoir de ce qui l'entourait.

"Tu ne sembles pas t'inquiéter de la colère du Roi-Sorcier, Krazzael, et tu as torts. C'est bien la première fois d'ailleurs que je te vois si confiant.
-L'arche est partie, nous n'avons donc plus rien à craindre.
-Pour l'instant... Mais ce n'est pas ce point là qui me dérange le plus. Ces elfes que tu viens de faire embarquer... Ils ne m'inspirent pas confiance. Si tu voulais simplement combler les pertes que tu viens de faire et de montrer un exemple de cruauté, tu aurais engagé des corsaires, pas des troupes armées jusqu'aux dents plus parées pour la guerre que les pillages.
-Tu n'as rien à craindre de ce côté là Dianill. Dit simplement Krazzael. Mais tu te sens en danger n'est-ce pas ? Savoir que tant d'anciens guerriers de l'arche viennent de mourir par mon ordre t'inspire peut-être de la peur, car tu ne veux pas être la prochaine à aller sur le bûcher. Tu peux certes voir à travers les yeux des autres, mais pas pénétrer leurs esprits.
-J'ai en effet cette désagréable impression. D'autant plus que les officiers que tu as recrutés, par de sombres moyens, sont très loin de m'inspirer confiance.
-Et malgré ça tu restes ici ? Dit enfin Krazzael. Tu pourrais dénoncer mes faits.
-J'ai était renvoyé du Couvent Noir de par tes agissements ! Où veux-tu que j'aille après ça ? Les sorcières qui n'appartiennent pas au couvent sont poursuivies partout dans le monde, traitées comme des renégates. Et c'est dans l'antre de celui qui m'a infligé ça que je suis le plus en sécurité... Du moins pour l'instant. Quelle cruel ironie. Nous sommes considérés comme des traîtres, et la goutte qui a fait déborder le vase est ta décapitation de l'acolyte du Roi. Ils ne sont pas aveugles, Krazzael. Ils savent tout, et tu n'as pas beaucoup de chances de t'en sortir. Lorsque je t'ai espionné, j'ai senti la présence d'autres sorcières. Et te livrer ne servirait à rien, car je finirais par mourir en fin de compte. Il ne faut pas laisser de traces après tout. Quel beau monde que celui de Naggaroth..."

Le capitaine savait très bien ce que ressentait Dianill. Elle était piégée, entourée par de sinistres puissances qui tissaient le fil de sa destiné. Et même ses pouvoirs magiques ne lui étaient d'aucunes utilités, car pour elle, la finalité resterait la même.
Et elle avait raison, son comportement pouvait être condamnable. Depuis qu'il était devenu capitaine, elle n'était informée de rien, avait perdu son statut de conseillère. Et maintenant elle était seule, ne pouvant faire confiance qu'a elle-même.

"-Tu as bien changé Krazzael... Tu n'es plus ce fidèle lieutenant qui obéissait au doigt et à l'oeil. Tu agis en véritable commandant, ne te préoccupant point des détails et ne faisant confiance qu'à ton instinct. Et il faut tout de même reconnaître que nous sommes toujours vivants. Constata d'un sourire léger Dianill. Il y a trente ans, lorsque nous sommes rentrés à Naggaroth, les flottes du Roi-Sorcier nous attendaient de pied ferme... Et par miracle, ils nous ont laissé tranquille. Mais je sais que tu as du consentir à un douloureux sacrifice pour que cela se passe ainsi."

Krazzael ne savait quoi répondre, et ne voulait rien dire de toute façon.

"Et tu viens d'anéantir une bonne centaine de ces elfes que tu avais sauvé. Je ne te comprends plus vraiment..."

La porte s'ouvrit, coupant la conversation. Elle dévoila le repoussant visage de Narlm. Dianill le fusilla du regard. Savoir qu'il y avait des milliers de Druchiis qu'elle ne connaissait guère dans l'arche ne la réconfortait pas.

"Heureux de quitter ces terres. Déclara Narlm. Où nous dirigeons-nous ?
-Comment se comportent les troupes? Répondit Krazzael sans prendre compte des dires de son bras droit.
-Les corsaires restants regardent d'un oeil suspect mes soldats, mais hormis ça, aucun problème.
-Les elfes de l'arche vont rapidement s'habituer, c'est dans leur intérêt de toute façon. Nous allons en Lustrie.
-Quoi ? Fit instantanément Dianill en entendant ce nom. Vous êtes complètement fou... Les troupes elfes noirs stationnées dans ces jungles sont on ne peut plus nombreuse. Nous pouvons être sur que le Roi informera grâce à la magie toutes les troupes d'outre-mer de notre trahison. Et si nous ne tombons pas sous les lames nous finirons par mourir dans ce lieu infernal. Ne pourrions nous pas simplement nous enfuir vers le Vieux Monde ?
-Nous ne partons pas pour piller Dianill. Dit simplement Krazzael. Et puis certes les troupes Druchiis présentent en Lustrie pourraient nous poser quelques problèmes, mais je ne crois pas que nous en rencontreront de toute façon. Nous nous rendons proche d'une antique ville dans l'extrême Nord. La végétation y est moins dense, et les troupes Druchiis y sont rares.
-Et ce n'est pas sans raison. Déclara Dianill. Si les expéditions Elfes Noirs ne visent pas cette endroit c'est à cause de la présence plus que nuisante d'hommes-rats. Et ces... Créatures sont à la fois dangereuses et répugnantes.
-Mais contrairement aux habitants de Lustrie et au Roi-Sorcier, il est possible de parlementer avec eux. Coupa Narlm.
-Nous avons pour le moment d'autres préoccupations que la Lustrie. Dit froidement Krazzael."

Narlm acquiesça d'un signe de tête, et se dirigea vers la porte pour l'ouvrir. Deux gardes, vêtus de lourdes armures noires tenaient fermement une elfe enchaînée, écroulées. Ses vêtements blancs étaient en lambeaux, ses poignets en sang à cause des chaînes. Elle baissait la tête, et ses poisseux cheveux blonds tombaient sur le sol. Sans douceur, le lieutenant la prit par le cou et la traîna avec ses guerriers au centre de la salle. C'était une Asur.

"Son séjour dans les geôles de Naggarond n'a pas du être de tout repos. Je ne sais pas comment tu t'y es pris pour la tiré de là, Narlm, et je ne veux pas le savoir. Dit Krazzael."

Le lieutenant la redressa, les gardes la soutenant pour qu'elle ne tombe pas. Krazzael approcha son visage de celui de la prisonnière, regardant dans ces yeux émeraudes autrefois pleins de vie un vide immense. Des cicatrices, certaines datant de quelques temps, parsemaient son visage. Elles n'osaient pas se tenir debout, ses jambes devaient être brisées. Ses geôliers ne l'avaient pas

"Emmène-la dans une chambre, loin des autres. Que des esclaves s'occupent de la guérir et de lui obéir, et poste quelques-uns de tes gardes personnels pour la surveiller. Il faut aussi des personnes capables de la remettre sur pied."

Narlm acquiesça et repartit avec l'Asur en compagnie de ses gardes.

"Qu'est-ce que cela veut dire ? Cria de surprise Dianill."

Sans se faire attendre, le capitaine sortit une arbalète de poing de sa ceinture, et pointa le carreau vers le coeur de la sorcière.

"Tu... Tu me menaces ? Maintenant ? Après toutes ces années passées à tes côtés ? Dit en tremblant la sorcière."

Ce n'était pas l'arme qui la mettait dans cet état, mais bien Krazzael lui-même.

"Lorsque Skaarlya vivait, tu étais un être bon Krazzael. Tu faisais tout pour que nous réussissions nos attaques, tu coordonnais les troupes, et surtout, on pouvait te faire confiance. Tu me déçois Krazzael... L'elfe que je connaissais à disparu."

Une vingtaine de soldats firent irruption dans la pièce, et encadrèrent Dianill.
"Emmenez-la.
-A vos ordres général.
-Général ? Fit la sorcière."

Mais elle n'eut pas le temps d'avoir une réponse que les gardes l'emmenaient loin du seul elfe qu'elle avait cru être différent de ses congénères. Bien entouré, elle descendit rapidement. Elle aurait pu user de sa sorcellerie pour se défendre, mais à quoi bon... Si elle l'avait fait, elle serait morte à l'heure qu'il est. Cela lui montrait néanmoins à quel point elle était faible. Elle avait peur de mourir. Ils arrivèrent tout en bas, traversant le grand hall pour se rendre à l'extérieur. L'air était frais, une douce brise bienvenue dans un moment pareil. Dianill regarda le soleil briller. Si ça se trouve, c'était la dernière fois qu'elle le verrait. Ils se dirigèrent vers les sous-sol. Les corsaires de l'arche la regardait d'un oeil surpris, ne comprenant pas. Elle non plus ne comprenait pas. Peut-être avaient-ils envie de lui parler pour savoir quelque chose, car on ne met pas une sorcière en prison sans raison. Mais les soldats de Narlm les en dissuadaient. Ayant droit à une visite dans les enfers, elle passa devant des salles d'armes et de sombres pièces de torture. Ils se rendirent dans les profondeurs de la forteresse, ne cessant de descendre d'innombrables dédales d'escaliers. Une odeur désagréable lui indiqua que les sang-froids étaient retenus proche d'ici. Mais son statut de prisonnière la rendait inférieur à ces créatures stupides. A un moment, il n'y avait plus de murs fait de pierre. Que de la roche creusée sans aucun goût artistique. Ils traversèrent finalement une série de salles creusées dans les murs, où étaient retenus les esclaves et autres prisonniers, entassés par dizaine dans des espaces confinés. Elle fut conduit dans une sombre pièce, circulaire. Quelques flaques d'eau étaient présentes ci et là. Elle fut jetée sans ménagement à l'intérieur, puis les gardes fermèrent la lourde porte de fer et s'en allèrent. Dianill fut horrifiée de constater que ses pouvoirs magiques étaient considérablement limités. Elle pouvait à peine se réchauffer un minimum dans cet endroit glacé, et encore, cela l'affaiblirait. Cette pièce était conçue pour emprisonner des sorciers, elle le savait. Dianill se recroquevilla contre un mur. Elle tentait de comprendre quelque chose à ce cauchemar. Pourquoi Krazzael agirait ainsi ? Il n'avait rien à gagner à la mettre dans un endroit pareil. Enfin, il n'était plus le même, et voulait peut-être simplement dominer à lui seul d'une main de fer toute l'arche, sans être gêné par des intermédiaires. Ou alors il avait toujours était loyal envers le Roi. Cela pouvait paraître incroyable, mais possible. Krazzael était très loin d'être un idiot, et peut-être était-ce pour ça qu'il ne semblait pas s'inquiéter des représailles. Il s'en moquait clairement, comme si elles n'allaient jamais arriver. Mais dans ce cas, pourquoi sortir une Asur de prison ? Car d'après ce qu'elle avait compris, cette dernière n'avait pu être "délivrée" que grâce à des moyens peu raisonnables.

"Je suis perdue... Dit avec des larmes aux yeux Dianill. Il n'y a rien de concret, rien qui s'assemble. Je suis faible, trop préoccupée par ma survie et n'est rien vu venir... Si ça se trouve, depuis le début Krazzael avait prévu de me jeter ici..."

Mais autre chose perturbait grandement la sorcière. Un des soldats l'avait appelé général, chose vraiment étonnante. Il n'y avait que très peu de généraux dans la hiérarchie militaire Druchii. C'était pour la plupart des dynastes de très hautes lignées ou des elfes s'étant plus qu'illustré devant le Roi-Sorcier qui le devenait. Capable de réunir des milliers de Druchiis sous leurs ordres, ils combattaient en vue d'étendre la domination de Malekith sur le monde. Être nommé à un tel poste était un grand honneur, et seul le Roi-Sorcier en personne avait droit de vie ou de mort sur les généraux. Si Krazzael était vraiment ce que pense Dianill, jamais il n'aurait trahi le Roi. D'ailleurs, il ne semblait en rien perturbait par ce dernier, chose logique s'il agissait clairement sous les ordres de Malekith. Mais d'autres éléments contredisait cette vision... Narlm, son bras droit, semblait détester Naggaroth, et Krazzael avait exécuté de sang-froid un envoyé de la cour. Il n'y avait rien de logique, et y réfléchir plus longtemps ne seraient qu'une perte de temps.

"Je croyais en toi Krazzael... Mais tu sembles clairement te moquer de moi."

Dianill chercha du regard un endroit sec où elle pourrait s'allonger. Elle devait dormir. Au moins, elle pourra être libre dans ses rêves. Il fallait qu'elle sorte d'ici, elle avait besoin de réponse. Après tout, elle finirait par mourir de toute façon, donc autant qu'elle meurt en sachant pourquoi elle doit finir son existence ainsi. Et pour comprendre ce qui se passait, elle n'avait d'autre choix que de s'expliquer avec Krazzael. Peut-être restait-il une part de son ancienne personne à l'intérieur de lui, car pour l'instant, il semblait que son âme lui avait été volée...



Chapitre II:

Rien, plus rien, un vide. Dieux, mortels, et immortels, tous sont inexistants. Le brouillard se lève, enveloppe les contrées, tandis que les loups hurlent à la lune. Les feuilles des arbres dansent, et les charognards ne cessent de tourner autour du soleil, comme s'ils voulaient le dévorer. Entamant un hymne infernal, les hiboux accompagnent les loups avec leurs hululements. Là, à cet instant, les Cavaliers Noirs sortent de leur antre, se faufilent dans la brume, à la poursuite de la noire cité... Une rose est piétinnée, et le sombre regard d'un cavalier brille de malfaisance. Une lame tombe du ciel, coupant net en deux le fin cou du corbeau.

Dianill se réveilla en sursaut, portant ses mains vers son cou, puis recouvrit ses yeux. Elle devait reprendre ses esprits. Surprise de se retrouver dans un tel endroit, la sorcière se rappela pourquoi elle était là. Son ventre criait famine. Elle avait atrocement faim. Cela devait faire plusieurs jours qu'elle dormait, et ce n'était pas la première fois que ça lui arrivait. Sa magie, malgré son affaiblissement, avait du s'éveiller. Cela expliquerait aussi cet étrange cauchemar qu'elle venait d'avoir... Dianill se leva, sans se presser. Elle alla ensuite vers la porte, entendant des bruits suspects. Son pouvoir était trop faible pour qu'elle puisse savoir de quoi il s'agissait, et la sorcière se sentait vidée d'elle-même sans sa magie. La cellule dans laquelle elle avait été placée était faîte pour ça. Réduire au maximum la sorcellerie pour ensuite la drainer. Même si elle sortait, Dianill le savait, ses capacités de sorcelleries mettraient du temps à s'éveiller. Les bruits se firent plus proches, et les entendre, Dianill reconnaissait les sons si unique des entrechoquements des lame et des cris de douleurs. On se battait. Quelques secondes plus tard, on essaya de défoncer l'entrée de la cellule, qui cédait peu à peu. La sorcière recula. La porte s'écroula, et des corsaires firent irruption dans la cellule. L'un d'entre eux se nommait Orzhal, et était un des corsaires les plus influents de l'arche.

"Sorcière ! Heureux de vous revoir. Dit-il.
-Que se passe t-il ?
-C'est bien simple. Reprit-il avec le sourire. Les corsaires de l'arche se sont soulevés pour mettre un terme à l'existence du capitaine... Nous avons enfermé la majorités de ses troupes armées dans des grandes salles du sous-sol, et il est impossible que ces soldats puissent sortir avant au moins quelques jours. C'est le moment ou jamais, sorcière. Vos pouvoirs pourraient grandement m'aider à anéantir ce fou."

Orzhal ne connaissait rien à la magie et ne pouvait savoir que Dianill n'avait plus de pouvoirs. Et il était évident, pour un elfe aussi violent que lui, qu'il voulait surtout abbattre Krazzael pour son propre compte et devenir maître de l'arche. Après quoi il l'éliminerait. Mais avait-elle le choix ? Non. Elle aquiéça. Ils sortirent de la sombre pièce et se rendirent à la surface.

"-Les dernières troupes du capitaine sont dans la grande cour de l'arche et dans le donjon. Les autres corsaires sont déjà en train de se battre. Ces idiots ne sont plus assez nombreux pour nous résister. dit avec le sourir Orzhal"

Et ta place devrait être à la tête de tes guerriers, pensa Dianill.

"Nous avons repéré toute une flotte du Roi-Sorcier qui se dirige vers nous ! cria un autre corsaire. Avec ça nous sommes certains de coincer et de tuer ce traître !"

Ainsi, Malekith nous avait retrouvé. Krazzael était dans une bien mauvaise posture. Dianill fut surprise d'être désolée pour lui, alors qu'il le méritait amplement. C'était la fin pour lui, mais elle ne le souhaitait pas, car après tout ça indiquait clairement qu'il était belle est bien un traître. Après plusieurs minutes, ils sortirent enfin, et Dianill sentit son coeur lui peser. Un violent orage s'était abbattu, et les éclairs zébraient sans cesse les cieux. Dans la cour principale, les corsaires étaient au prise avec les soldats en armure noire.

"Pour le Roi-Sorcier ! Cria Orzhal."

Il chargea dans la mêlée, puis se fut l'enfer. Dianill était incapable d'user de ses pouvoirs, mais fut portée vers l'avant. Les lances transperçaient les corps, les entrailles des elfes se déversaient et des membres chutaient. Sur les remparts, c'était la même chose, un affreux cauchemar. La sorcière put par miracle ne pas se prendre de coup dans le terrifiante mêlée. Elle alla se mettre à l'abri en revenant quelques pas en arrière. Par chance, Orzhal l'avait complètement oublié et était uniquement concentré sur le combat. Les troupes du capitaine n'étaient en effet pas assez nombreuses. Elles étaient repoussées peu à peu vers le donjon. C'est alors qu'un cri retentit, un hurlement terrifiant. Les portes du donjon s'ouvrir et Narlm sortit avec d'autres troupes. Son sourire habituelle avait laissé place à une mine terrifiante. Son oeil droit brillait et renvoyait de la haine et de la colère partout où il regardait.

"Abbatez-moi ces imbéciles ! pas de quartier, mes frères ! Eliminez ces traîtres ! Que vos lames deviennent rouge du sang des faibles, qu'il coule à flot ! En avant !"

Narlm se jeta dans la mêlé, et toute ses troupes s'en retrouvèrent galvanisée. Armé d'une hallebarde, il commença par trancher en deux un corsaire, avant de faire tournoyer son arme sur elle-même en baissant la tête, abbattant d'autres guerriers. Il continua sur sa lancée en brisant les os de quelqu'un d'un coup de coude et utilisa son autre bras pour manier son hallebarde d'une main et faucher les jambes des fous oser s'en prendre à lui. Il prit ensuite son arme à deux main, donnant des coups larges à droite et à gauche. Ses soldats se battaient frénétiquement.

"Montrez-moi qui sont les faibles ici ! "

Les elfes de Narlm lancèrent un cri de guerre. La violence dont ils faisaient preuve était inouie. ils ne cessaient de frapper et de frapper encore, ne se souciant pas de leur survie.

"La plupart d'entre vous étiez à Finuval, vous vous êtes battus sur Ulthuan pour reprendre notre ancienne terre. Montrez à ces idiots ce qu'est véritablement l'horreur dont nous pouvons faire preuve !"

Narlm émit un nouveau hurlement effroyable, reprit par ses troupes. il chargea ensuite, avec la violence d'un sang-froid Orzhal. Il le percuta si violemment que ce dernier trébucha. Mais il restait un bon guerrier et éventra le lieutenant avec son sabre. Ce dernier regarda la lame plantée dans son ventre d'un regard surpris, et trancha le bras d'Orzhal de sa hallebarde. Le corsaire cria si fort que le bruit du tonerre fut entièrement recouvert. Narlm pris ensuite à pleine main le pommeau du sabre, et l'extirpa violemment de son corps sous le regard terrifié d'Orzhal. Dianill en resta bouche bée. Le lieutenant pris par la gorge le corsaire et le souleva d'une main.

"Je suis certain que tu ne veux pas savoir pourquoi le Drachau d'Hag Graef m'a renvoyé de la chevalerie n'est-ce pas ?"

Il serra si fort le cou de adversaire qu'il se brisa. La sorcière regarda le corps sans vie tomber lourdement à terre. Narlm ne semblait pas ressentir la douleur, ou alors faisait d'incroyables efforts pour la cacher. Leur chef mort et face à ces ennemis terrifiants, les corsaires se replièrent vers les basses cours alors qu'ils étaient toujours plus nombreux. Certains emportèrent de force la sorcière, étant sur qu'elle leur serait utile. Narlm ordonna à ses soldats de sortir leurs arbalètes. Les carreaux commencèrent à pleuvoir sur les elfes en fuite. Un des projectiles siffla juste à côté de Dianill. traversa tout un dédale de marche, passa à travers de nombreux espaces et déboucha finalement sur l'avant de la forteresse. Les corsaires tentaient de résister, mais les soldats en armure noire s'étaient mis en formation de phalange et écrasaient ce qui leur faisaient face. Elle allait mourir. Au loin se voyait la flotte du Roi. Même si les rebelles mourraient, il allait en être de même pour le capitaine et ses suivants.

Narlm impressionnait la sorcière. Alors qu'il était blessé, il continuait d'ordonner toutes les troupes sous son commandement et se battait avec une sauvagerie qu'elle n'avait encore jamais vu. Plusieurs rangs d'arbélétriers s'étaient positionnés et faisaient pleuvoir leurs projectiles mortels. Les carreaux perçaient la pluie et les armures des guerriers. Les doux cris de douleur et les râles des mourants retentissaient. Un dernier carré fut formé, mais Narlm ordonna à ses soldats de cesser le combat. Krazzael venait d'apparaître, et il n'était pas seul. Derrière lui, l'Asur la suivait. Enchaînée et sous bonne garde, elle avait reçu de nouveaux vêtements. une longue robe blanche qui contrastait avec les sombres armures des gardes. Ses cheveux blonds avaient été lavés, et brillaient malgré l'abscence du soleil. Ses blessures avaient quant à elles étaient nettoyées, mais Dianill savait que certaines de ses cicatrices ne disparaîtraient jamais. Son passage dans les geôle de Naggarond était marqué dans sa chair. Seul son regard restait vide. Les guerriers l'installèrent sur une grande croix en bois noir, qu'ils montèrent en face de la flotte de Malekith. Krazzael se mit en face de l'Haut elfe, et la regarda dans les yeux. Des corbins, venant de nulle part, vinrent s'installer sur les épaules de l'Asur. Le capitaine se retourna et se mit sur le côté de la croix. Les éclairs tombaient maintenant plus fréquemment, la pluie doublait d'intensité. Les muscles de l'Asur se tendir, et du sang commença à couler de ses ongles. Tout son corps trembla violemment, comme si elle était pris de convulsion. Et son état se répercuta, aussi incroyable soit-il, sur l'océan. La mer s'agitait, des vagues d'une hauteur inouïe s'abbattirent sur les vaisseaux Druchiis en approchent. L'Haut-elfe poussa un cri aigu. Et il en fut de même pour l'Océan. Un effroyable hurlment venait des profondeurs, et quelques secondes plus tard, des embarcations Druchiis furent engloutées sous les eaux par d'immenses tentacules. Elles pouvaient couper en deux un navire. Les elfes de Malekith s'entendaient d'ici. Maintenant, du sang coulait des yeux de l'Asur, et un trou béant dans l'Océan apparu. C'était un immense typhon qui emporta les navires Elfes Noirs. Certains tentèrent de faire machine arrière, mais furent dévorés par le terrible monstre marin que Krazzael avait réveillé. Et c'était déjà fini. En quelques minutes, il ne restait rien des forces du Roi-Sorcier. Dianill n'en croyait pas ses yeux, et fut terrifiée. L'Haut elfe s'était évanoui. Krazzael s'empressa de la faire descendre et d'ordonner à des soldats de la conduire en sécurité. Il demanda à la sorcière de se tenir à ses côtés, ce qu'elle fit sans hésiter. Et un hochement de tête de sa part suffit pour que les arbalétriers abattent les derniers corsaires. Narlm rengaina enfin son arme, et se porta à la rencontre de son chef. Il porta un regard mauvais vers Dianill.

"Dans combien de jours atteindront la Lustrie ? Dit-il.
-D'ici peu, deux jours tout au plus. Il nous faut aller plus vite. Ordonne aux maîtres d'esclaves d'accélérer la cadence, quitte à ce que leurs dévoués serviteurs meurent jusqu'au dernier."

Narlm s'exécuta, ne prenant même pas le temps d'étudier sa blessure. La flotte ennemis était en ruine, et Krazzael, pour la première fois depuis le départ de l'arche, semblait lourdement préoccupé. Il se dirigea avec hâte vers le donjon. Dianill lui emboîta le pas.

"Krazzael, je ne comprends pas. Pourquoi cette agitation ?
-Si je t'avais jeté en prison, ce n'était pas sans raison. Et maintenant, par ta faute, je crains que nous sommes condamnés.
-Je... Je ne comprends pas."

Le capitaine s'arrêta alors qu'il s'aprêtait à rentrer dans le grand hall. Il regarda un court instant la sorcière, comme s'il voulait lui révélait quelque chose, mais se ravisa et continua sa route.

"Krazzael !"

Il l'ignora. Mais la sorcière n'allait pas abandonner. Le capitaine ne voulait surement pas être suivi. Et bien, il allait être déçu. Discrètement, Dianill poursuivit Krazzael. Il se déplaçait rapidement. Il se dirigea vers une des extrémités de la salle, et emprunta un escalier qui allait dans les profondeurs de la forterresse. Elle marcha sur ses pas. Il semblait vraiment préoccupé, car il ne prêtait pas attention à ce qui se passait autour de lui. Il descendit de nombreux escaliers, passant devant des salles où étaient entreposées des réserves de nourritures ou des armes. Pas grand monde allait dans cette partie de l'arche, car loin des casernes des soldats, et des endroits fréquentés. Il continua de descendre, jusqu'à se retrouver devant une lourde porte construite dans une matière inconnue. Elle était entièrement noir, sans aucun ornements, ni poignet. Krazzael prononça quelques syllabes incompréhensibles, et put pénétrer à l'intérieur d'une pièce dont Dianill ignorait l'existence. Enfin, pas tout à fait. Elle connaissait l'existence de cette porte, mais pas de ce qu'elle contenait. Elle avait toujours envie de savoir ce qu'il y avait derrière, mais les quelques fois où elle avait essayé de l'ouvrir en usant de sa magie elle recevait des décharges de douleur épouvantable. Elle suivit le capitaine, en toute discrétion. L'espace était contigu. Les murs, tout comme dans les salles les plus profondes de la cité, n'était que de la roche taillée. Krazzael se dirigeait toujours plus loin dans la salle, ouvrit une autre porte et entre dans une pièce encore plus petite. Dianill regarda autour d'elle. Il y avait des étagères un peu partout, ainsi que de petites tables en bois usé. Les ouvrages débordaient. Ils dataient tous d'avant la Déchirure ! Ces livres avaient des millénaires d'existences ! Autre chose retint aussi l'attention de Dianill. C'était un document, un parchemin posé surune table. Elle y reconnaissait l'écriture de Skaarlya. Il n'y avait que les capitaine qui pouvaient pénétrer dans cette salle, se dit Dianill. Et c'était un peu dommage. Il devait y avoir dans tout ces ouvrages des choses qui lui serait bien utile pour approndir ses talents de sorcières ou de mieux connaître la civilation elfique avant la Déchirure. Elle déplia le papier. C'était destiné à Krazzael.

Mort et désespoir s'emparent de mon coeur. Je sais que mon heure est venue... Mais je ne peux te réserver le même sort, ce serait égoïste et odieux de ma part. Ce que je viens de te dire te paraîtra étrange, mais je dois t'avouer quelque chose, une pensée que je n'ai jusqu'alors révélée à personne. Je n'ai pas le courage de te le dire en face, redoutant ta réaction. Tu m'as toujours était fidèle et était compréhensif. Jamais, contrairement à tant d'autres, tu as tenté d'abuser de ton statut ou essayer de me renverser d'une quelconque façon. Néanmoins, et à cause de ça, il me faut t'avouer la monstruausité que j'ai commise, et qui te touche en premier lieu... J'ai passé les derniers siècles de mon existence à tes côtés, en train de parcourir le monde... Pour en fuir un autre. Je suis une traîtresse, Krazzael, une renégate. Jamais Malekith ne m'a ordonné de partir à la recherche de mystérieuses reliques. J'ai commis des atrocités dans Naggaroth, pour des raisons qui m'appartiennent. A chaque fois que nous rencontrions un navire Druchii, j'inventais une histoire pour que nous l'anéantissions. Je ne voulais pas être découverte. Tu dois très probablement te souvenir de ces elfes noirs en armure faîtes d'un or antique... Ils nous avaient attaqué par surprise, et la sorcière qui les commandait m'avait capturé. Je ne savais pas qui ils étaient, mais ils connaissaient tout de moi, et t'avaient fait croire des choses ignobles à mon sujet. Ils t'avaient informé de ma trahison, donnant sans cesse des détails sur mes agissements passés. Ils avaient besoin de toi pour que je tombe lors d'un procès dirigé par la Garde Noire, les juges du Roi... Tu te tenais devant moi, et malgré toutes les vérités décrites, tu m'es resté loyal. C'était il y a plus d'un siècle, et à partir de ce moment, je ne t'ai plus considéré comme un simple lieutenant... Il y a des traîtres partout, mais tu n'en fais pas partis. Tout était vrai néanmoins... Je mérite bien de mourir pour t'avoir menti plusieurs siècles, jusqu'à aujourd'hui, au sujet de ma trahison. Tu es capitaine maintenant... A toi de choisir le chemin que dois prendre la Noirceur du Coeur....

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Kaelar
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MessageSujet: Re: Noirceur du coeur   Mer 16 Juil - 17:17



Dianill en était abasourdie. Elle n'aurait jamais cru ça de Skaarlya, mais force est de constater que c'était vrai. On ne laissait pas une lettre pareil dans un endroit pour raconter un mensonge. De plus, après que le capitaine s'était débarassé des Druchiis qui avaient capturé Skaarlya, cette dernière était plus proche de Krazzael. C'était la bonne époque. Il y avait comme deux maîtres dans l'arche, et depuis que l'un avait disparue, tout avait changé. Les corsaires étaient morts, remplacés par une force armé. Et cette agitation lui avait fait oublier combien elle avait faim...

"Dépose ça. dit calmement Krazzael."

Dianill sentit son sang se glacer. Elle se retourna, doucement. Il n'y avait aucune colère dans les yeux du capitaine. La sorcière reprit son courage à deux mains. Elle devait avoir des réponses et ne supportait pas de rester dans cette position.

"Krazzael. Explique-moi ce qu'il se passe ! Je ne te suis plus depuis que nous sommes partis, et tu me vois en train de chercher des réponses un peu partout pour comprendre ce qui se trame.
-Tu es trop curieuse."

Dianille se metta entre le capitaine et la sortie.

"-Peut-être, mais je t'en prie, éclaire-moi. tu as trahi le Roi, en cela je n'ai rien contre. je t'ai même soutenu pour aller dans cette voie là ces dernières années. Mais qui est ce Narlm ? Pourquoi allons nous réellement en Lustrie ? Quelle était cette magie effroyable qui t'as permis de détruire toute une flotte en quelques minutes et pourquoi m'avoir jetée dans une cellule qui a scellée ma magie ? Je veux des réponses, Krazzael, et tu devras me tuer si tu n'y réponds pas."

Le capitaine eu un léger sourire. Il était incapable d'abbattre Dianill, elle le savait. Enfin, elle l'espérait. Il était devenu si étrange qu'on pouvait s'attendre à tout. Il pouvait tout aussi bien l'assomer et être débarasser d'elle pendant un temps. Il décidait de tout en fin de compte.

"Je savais que Skaarlya avait trahi le Roi bien avant qu'elle ne me le déclare. Et c'est pour cette raison que je les toujours soutenu, car à vrai dire, j'ai plus d'une raison de détester le Roi. Tu veux savoir qui est Narlm n'est-ce pas ? Et bien qu'il en soit ainsi. Narlm était un commandant de la chevalerie d'Hag Graef, un guerrier né doublé d'une passion pour le combat. Lorsque Malekith déclara l'invasion d'Ulthuan, les troupes du Drachau du Sombre Roc étaient en première ligne, comme d'ordinaire. Narlm commandait alors quelques milliers d'individus. Toute l'invasion avait était une brilliante réussite, mais la défaite à Finuval fut un tournant. Lorsque tout le monde croyait que le Roi était mort, ce fut la débâcle totale.
-Je sais cela, très peu de Druchiis ont survécu à cette bataille.
-Et parmi eux se trouvait Narlm. Reprit Krazzael. Lorsque tout le monde croyait que le Roi était mort, il n'avait pas compris pourquoi ils devaient se replier. Il pensait au contraire qu'il fallait continuer le combat, s'inspirer de la défaite de Malekith et le venger. Il continua donc un temps à se battre avec ses troupes, avant de se replier avec ce qui restait de son armée personnel. Il était loin d'être un idiot. C'est lors de sa retraite que je l'ai rencontré.
-Tu étais aussi en Ulthuan ? Dit aussitôt Dianill. En tant que général n'est-ce pas ?
-Oui, en effet. Et après cette terrible bataille, j'étais bien le seul à encore diriger les troupes présentes en Ulthuan. Tous les autres généraux retournaient à Antec, d'où ils pourraient repartir à Naggaroth. Nos troupes étaient désorganisées. J'ai donc décidé de continuer le combat en dirigeant quelques légions. A cette époque, Narlm croyait fermement en la cause du Roi-Sorcier. Lui et ses chevaliers faisaient des ravages parmi les Asurs, se battant avec une sauvagerie rarement atteinte. Notre but n'était pas de couvrir la retraite des autres, non, nous els avions en horreur. Nous voulions simplement que cette invasion, à l'inverse de toute les autres, ne se soldent pas en échec. Les pertes que nous avions commis envers les Asurs avant Finuval étaient considérables et il était encore possible d'arracher la victoire. Malheureusement, le front était trop grand pour être géré par deux individus, et lorsque Narlm fut vaincut au cours d'un duel contre le prince Tyrion, j'ai du finalement retirer toutes les troupes.
-Narlm ? Vaincu ?
-C'est lors de cet affrontement qu'il perdit un oeil. Souligna Krazzael. Les guerres en Ulthuan sont bien plus terribles que tout les autres conflits que les Druchiis ont put mener. Il n'y a aucune pitié, que des corps qui tombent par centaines puis par milliers. La terre brûle partout où les armées se rendent, les bâtissent s'écroulent et la magie déchire les cieux. et c'est lors de notre retour à Naggaroth que Narlm décida de ne plus jamais suivre Malekith ou Naggaroth. Il savait que la haut société était corrompue, mais ne put supporter ce qu'on lui infligea. Ils fallaient trouver des responsables de la défaite, et nous fûment tout désignés pour l'être. On m'enleva mon statut de général et toutes les richesses que je possédais, bien que pour moi ces choses n'avaient pas de réel importance. Après quoi, et avant de subir d'autres supplices, je choisit de prendre la voie du corsaire.
-Et le lieutenant ?
-Il te le dira lui-même s'il en a l'envie, mais sache qu'il est assez impulsif sur ce sujet. Dit froidement Krazzael."

Dianill savait que la retraite avait était catastrophique suite à la défaite de Finuval, et les survivants de cette batailles ne devaient pas être bien nombreux... Krazzael et Narlm y avaient donc participé... Contrairement aux autres invasions, l'échec de la dernière avait eu un effet retentissant. Pas uniquement parce que tout le monde croyait le Roi mort, mais parce que les guerriers en avaient hontes. La sorcière avait déjà rencontré quelques soldats, et ils ne voulaient en parler en aucun cas. Mais les troupes de Narlm, au contraire, semblait être fier d'avoir été en Ulthuan. Et pour cause, s'ils avaient continué le combat malgré la perte du Roi, tout les honneurs devaient leur être rendus. Et des dizaines de milliers de guerriers qu'avait sous son commandement Narlm, combien en restait-il ? Tous les soldats de l'arche n'était pas aller en Ulthuan. Seul ses gardes personnels avaient survécu, se dit Dianill.

"Nous allons en Lustrie pour accomplir la destiné de l'arche, et par ta faute, je crains que cela soit voué à l'échec."

La sorcière sentait de l'agressivité dans les dires du capitaine, et n'osa rien répondre.

"Ce qui a pemis de détruire toute cette flotte n'était pas réellement de la magie. C'était un rituel, comme tu l'as surement deviné. Une sombre cérémonie qui recquièrent une âme pur et un coeur noble.
-D'où la présence de l'Asur. En conclut la sorcière. Et ce rituel avait de quoi en terrifier plus d'un. Tu as donné vie à l'océan Krazzael ! Et tu n'es pas un sorcier, sinon je le saurais. Et puis si tu l'étais, il y a longtemps que tu serais mort. Le Roi-Sorcier n'aurait jamais supporté ça. Comment as-tu pu mener à bien ceci ?
-Tout le pouvoir provenait de l'Asur, mais ce qui m'inquiète, c'est le fait qu'en utilisant cette... Puissance, nous courons tous un grand danger maintenant. Je t'avais jeté en prison pour l'éviter, mais malheureusement cette imbécile d'Orzhal t'a fait sortir, et tu ne pouvais savoir ce que je préparais. Mieux valait que tu ne le saches pas de toute façon. Ce rituel n'utilise pas les vents de magie pour prendre forme.
-Mais c'est tout bonnement impossible !
-Il utilise une autre source pour s'exécuter. Quelque chose appelé Noirceur. Et malheureusement, ta présence au rituel l'a perturbé. Les manipulateurs des vents de magie ne doivent pas interférer pour mener à bien le rituel. tu as agit comme vecteur et les autres maîtres de la Noirceur ont pu sentir, par ton intermédiare, l'exécution du rituel. il ne fait aucun doute qu'ils vont venir nous chercher pour nous détruire, et j'ai raison de les craindre plus que le Roi.
-Attend Krazzael ! Attend. Cette... Magie, je n'en ai jamais entendu parler... Et qui sont ces maîtres dont tu parles.
-J'en suis un, Dianill, et mieux vaut pour toi que tu n'en saches pas plus."

Les vaisseaux avançaient rapidement, le vent les portant à toute vitesse vers la côte. Le ciel était dégagé, une bonne chose. Narlm regardait ses misérables adversaires se rassembler sur la plage. Des rangs d'arbalétriers, des balistes, et plus loin, dans la jungle, un fortin Druchii. Ils allaient tous mourir, Narlm en fit le serment. D'un oeil sévère, il jugea ses troupes. Elles étaient en train de s'armer, et attendaient avec impatience de gagner le rivage. Krazzael ne lui avait pas autorisé à attaquer les Elfes Noirs, mais il s'en moquait. Il fallait qu'ils meurent, tous ces traîtres, ces imbéciles qui avaient cru pouvoir jouer avec lui. Il s'arma de sa hallebarde, et la brandit en l'air.

"Du sang pour nos frères !"

Les guerriers hurlèrent à cracher leurs poumons. Il n'avait pas était torturé pour rien. Ses soldats n'étaient pas mort en vain. Le Roi-Sorcier allait payer pour l'affront qu'il lui avait fait. Krazzael ne voulait pas de contact avec les forces Elfes Noirs de Lustrie, mais Narlm avait l'occasion de venger l'exécution de son fils et de sa fille dans le sang de ces ingrats. Les balistes tirèrent, mais les projectiles ne firent que se planter dans les coques des embarcations. Les soldats du lieutenant se baissèrent. les arbalétriers ennemis ouvrirent le feu. Plus que quelques instants et le massacre allait commencer. Une deuxième volée frappa les navires, et cette fois quelques-uns de ses elfes avaient été touché. Mais Narlm s'en moquait. Ces morts ne faisaient que nourrir sa haine ainsi que celle de ses guerriers. Son unique oeil brilla de rage. Les vaisseaux touchèrent le banc de plage, et Narlm sauta. Les balistes des navires firent pleuvoir leurs projectiles, et il en fut de même pour les tireurs du lieutenant. Ces tirs allaient désorganisés quelque peu les lignes adverses, le temps nécessaire pour qu'elles soient engagées aux corps. A peine les arbalétriers sur la plage recevaient des pertes que des officiers leurs ordonnèrent de reculer vers les frondaisons de la jungle. Des phalanges de lanciers les remplacèrent en quelques secondes, prêtes à recevoir la charge. Et ils allaient la recevoir. Les forces du lieutenant étaient largement plus nombreuse, ces idiots aller être débordés. Narlm et ses troupes formèrent plusieurs groupes compact, puis percutèrent le mur de boucliers. Les pertes allaient être lourdes, mais nécessaire pour percer. Le lieutenant frappa un bouclier et le fenda en deux avec sa hallebarde. Il transperça ensuite l'abdomen de son adversaire de sa pique. Se portant vers l'avant, il donna un coup à gauche, coupa la tête d'un elfe d'un revers à droite. Profitant de cette occasion, un fantassin ennemi tenta de l'atteindre avec une lame courbée. Narlm eut juste le temps d'évité le coup, et fit percuter la hampe de son arme sur le cou de l'idiot qui croyait l'abattre. Sur le flanc droit, ses guerriers enfonçaient les lignes des fidèles du Roi-Sorcier. Ils étaient en effet bien plus nombreux, et ça se voyait. La victoire ne pouvait que leur appartenir.

"Allez! Cria Narlm."

Un elfe secoua violemment un étendard au-dessus de lui, et à ce signal, un hurlement de terreur retentit. Les soldats qui avaient survécu à Finuval, une soixantaine, chargèrent sur l'autre flanc les troupes ennemis. ils étaient tous montés sur des sang-froids. C'était un magnifique spectacle. Les lances de cavaleries charcutaient leurs cibles, les sang-froid percutaient avec violence les imbéciles qui se mettaient en travers de leur chemin. Certains druchiis tentaient de blesser les chevaliers, mais leurs armures lourdes les protégeaient. Et puis même s'ils étaient touchés, leur ardeur au combat les poussaient à ignorer la douleur. Voir la bannière des chevaliers, la même que celle portée à Finuval, fit sourire le lieutenant. Le moral des lanciers avaient chuté. Maintenant, il devait continuer son oeuvre. Il poussa ses fantassins vers l'avant. Il trancha une jambe d'un guerrier, puis continua en enfonçant profondément son arme dans le crâne d'un autre. Là, il dégaina sa lame de sa ceinture tout en abandonnant sa hallebarde. Il évita un coup de lance, et éventra celui qui s'en était pris à lui. Comme prévu, ses soldats avaient largement percé les lignes adverses. Mais déjà derrière, les arbalétriers qui s'étaient enfuis s'apprêtaient une nouvelle fois à tirer. La peste soit de ces tireurs. Néanmoins, un regard en arrière fit sourir le lieutenant. Il ne voulait pas de contact, mais n'était pas contre un combat. Alors que les lanciers fuyaient, Narlm ordonna la charge des arbalétriers. Ces derniers refirent feu, arrachant des pertes. Les chevaliers foncèrent de front sur les tireurs, et il en fut de même pour le reste des forces. Sauf que cette fois, Krazzael était avec eux. Le capitaine bondit sur deux ennemis, plantant un épieu dans le coeur de l'un d'eux et se réceptionnant sur l'autre. Il assoma un guerrier avec le bout sans lame de la lance, puis trancha les cous de trois soldats avec son fléau doté d'un embout en forme de croissant de lune. Il en démembra un autre, fit un autre bond et exécuta un arc de cerlce avec la lame de sa lance, abbatant d'autres adversaires. Ses yeux renvoyaient quelque chose de sauvage. Les Druchiis survivants s'enfuyaient vers le fortin. Il était inutile de les poursuivre ou de mener un siège. Krazzael rangea ses armes, avant de foudroyer du regard Narlm.

"Cette attaque ne nous a uniquement fait perdre du temps. Je t'avais ordonné de suivre Dianill, mais ta haine envers le Roi t'a aveuglé, comme il y a des siècles ! De plus, tu ne t'es pas encore remis de ta blessure. Tu es un bon guerrier, Narlm, je n'ai aucun doute là-dessus. Mais tu sais mieux que personne quel est le danger qui va s'abbattre sur nous.
-Et mon avis et de le combattre de front. Répondit sans mâcher ses mots le lieutenant. Pourquoi nous enfuir de cette façon ? Pénétrer dans la jungle et espérer qu'elle nous couvre ? Elle nous dévorera aussi, Krazzael... J'ai combattu cet Ordre, et...
-Et tu as tout perdu en faisant cela. Dit froidement le capitaine. Tout, hormis tes armes et ta sauvagerie."

Krazzael fit un signe à un sonneur de cor, pour qu'il rassemble les troupes.

"Inutile de rester ici. Reprit-il. Dianill est déjà dans la jungle avec quelques régiments, et je n'aimerais pas que l'Ordre lui tombe dessus.
-Tu t'inquiètes pour elle maintenant ? Tu n'as pas hésité à la faire souffrir pourtant, et inutilement en fin de compte.
-Mais contrairement à toi, elle n'a pas eu besoin de voir des milliers de cadavres à ses pieds, de massacrer sa propre famille ou de subir un affront pour trahir sans détour Naggaroth...
-Je n'ai pas...
-Si Narlm! Tu les as tué de ta main! "

Krazzael laissa le lieutenant. Avec de la chance, les elfes dans le fortin n'allait pas avoir le temps de prévenir une autre force Druchii avant qu'ils soient déjà loin. Il fallait l'espérer. Les troupes se mirent en marche et pénétrèrent dans la forêt, en se tenant hors de portée des balistes du fort. Narlm était avec les survivants de Finuval, il venait de monter un sang-froid. Chose qu'il n'avait pas fait depuis des années. Depuis sa rencontre avec l'Ordre, se dit Krazzael. Il n'avait pas été présent lorsque Narlm eu affaire à cette mystérieuse confrérie, il était déjà membre de l'arche de la Noirceur du Coeur. Mais son acharnement, sa tenacité à toujours vaincre ses adversaires avaient jusqu'à attirer la majorité des forces de l'Ordre prêt d'Hag Graef. Encore heureux que le Roi était "absent" à cette époque. Mais ça n'avait pas empêché Les Drachaus de s'en mêler. Narlm désirait plus que tout combattre de nouveau ceux qui l'avaient détruit. Et le pire dans tout ça c'est qu'une partie des troupes étaient prêtes à le suivre partout où il irait. Au moins il pouvait compter sur la sorcière. Abattre ces Druchiis avaient ravivés ses instincts guerriers. Un autre problème se posait maintenant. L'emblème des elfes qu'ils avaient combattu représenté un dragon blanc sur fond noir, et ça avait de quoi le marquer. C'était son emblème lorsqu'il était général sur Ulthuan. Quelqu'un de sa famille était ici.

La ville brulait. Partout, les bâtiments étaient en flamme. Des corps calcinés gisaient ci et là. Alraadon marchait d'un pas ferme vers la grande place de la cité. un regard sur le côté lui suffit pour voir que les tous les navires avaient étaient réduits en cendres. Tout partait en poussière, la lune cachait sa face ignoble devant ce spectacle. Rien, rien ne devait rester debout, que des cendres et des flammes. Nul ne peut se relever après le passage du dragon. Il flottait sur les bannières, que les guerriers brandissaient avec fierté... Présent sur la place, plusieurs humains avaient été enchaîné, des faibles qui ne méritaient pas de vivre. Alraadon se présenta devant eux. Ils n'osaient relever la tête. Des êtres sans honneur, soumis par le premier tyran qui se présentait. Un bref signe de la tête suffit pour que des elfes, armés de lames de plus de deux mètres nommées Draich, exécutent ces inutiles. Les bourreaux prirent ensuite les têtes des décapités, et les jetèrent dans les flammes. Sur le toit d'un bâtiment, une femme légèrement vêtue de pourpre dansait au milieu d'un brasier. Ses mouvements étaient sensuels, le feu s'enroulait autour de ses jambes, puis de ses bras. Elle ouvrit les yeux vers une rare demeure intact, qui s'enflamma aussitôt. Un cavalier vint s'arrêter devant Alraadon, descendit de sa monture et porta son poing vers le coeur.

"Mon Seigneur. Dit-il. Nos troupes situées sur la côte où nous avons débarqués il y a quelques mois se sont fait attaquer.
-Tu viens de là-bas n'est-ce pas ? Qui a osé s'en prendre à vous ?
-Des Druchiis mon seigneur."

Alraadon regarda d'un oeil suspect son interlocuteur. Ce dernier allait ouvrir la bouche lorsqu'un torrent de feu apparu à côté du chef elfe noir. Ne bougeant pas d'un pouce, il regarda Idril apparaître en même que partait les flammes. Un feu intérieur brûlait dans ses yeux. Elle regarda impassiblement le cavalier.

"Quels Druchiis ?"

L'elfe était quelque peu décontenancé par la magicienne.

"Ils étaient bien plus nombreux que nous..."

Alraadon le prit par la gorge, et un sourire se dessina sur les lèvres de la sorcière.

"Qui ? Hurla à plein poumon le seigneur Druchii.
-Ils n'avaient pas de blasons à proprement parlé... Mais j'ai pu identifier une bannière appartenant à un ordre de chevalerie d'Hag Graef. Deux êtres semblaient diriger cette attaque. Il y avait un borgne, qui se battait comme un fou furieux, et l'autre se nommait Krazzael. J'ai entendu des ennemis le crier."

Il n'y avait plus rien à entendre. Idril fit un clin d'oeil au soldat, qui ne comprenait pas. Puis sa tête s'enflamma. Il cria comme jamais, et de son côté Alraadon ne lachait pas prise. Il ne craignait pas le feu. Il regarda le visage se calciner, les paupières partirent en fumée et les cheveux se réduirent en cendre. La bouche du cavalier ne se fermait plus, et bientôt aucun cri n'en sortit. A ce moment seulement il laissa tomber le corps sans vie du Druchii. Krazzael... Il devait mourir pour avoir porté le déshonneur sur la famille, dont il était le dernier représentant. il n'acceptait plus que cet idiot porte son nom.

"Nous sommes rattrapés par son propre passé, mon noble seigneur ? Dit en souriant la magicienne.
-Dis-moi ma dragonne... Te sens-tu rassasiée par cet immense brasier ?"

Elle adorait quand il la comparait à un dragon. Une majestueuse créature, libre de tout et dotée d'une puissance inouïe. C'est ce qu'elle était.

"Jamais je ne le serais... Souffla t'elle en embrassant Alraadon. Allons donc brûler un nouveau monde ! Qui est le tiens non ? Oh ne m'écoute pas... Qui est-il au fait ce Krazzael ? Dans ta famille ?
-Tu es ma seule famille Idril..."

Elle sourit de plus belle... Aaran ordonna à ses troupes de former les rangs et de se mettre en marche. Il appella des cavaliers et leur dit de partir au plus vite vers le lieu de l'affrontement pour rassembler les troupes ayant survécues. De même, il en envoya d'autres vers un crique où était stationnée sa flotte. Krazzael restait dangereux, il avait été général en Ulthuan après tout... Mais cet idiot était en Lustrie, et Aaran avait très bien compris que le meilleur moyen de survivre dans un tel endroit était de tout brûler sur son passage, ce qu'il avait toujours fait. Les troupes gardaient un bon souvenir de ce général déchu... Mais il avait toujours était indigne de diriger au nom de la famille, car il était incapable de commander aux dragons. En ordre impeccable, l'armée pénétra dans la jungle. C'était un endroit où il était difficile de progresser, la végétation étant très abondante. De multiples bêtes pouvaient aussi vous agresser à tout moment, des grosses comme des petites. Il valait mieux ne pas monter de camp et arriver le plus vite possible dans une de ces nombreuses ruines antiques abandonnées à la nature. Aaran vit soudain quelque chose bruler dans le ciel. Les branches des arbres l'empêcher de bien dicerner de quoi il s'agissait, mais il ne s'en inquiétait pas. Un hurlement strident retentit, et une créature draconique de la taille d"un vautour vint se poser sur l'épaule d'Idril. Ses écailles étaient rouge vif, ses yeux maléfique d'un noir profond et ses griffe étaient capables d'atteindre jusqu'à l'os un destrier. Il enroula sa queue autour du cou de la magicienne, qui caressa son museau. Le dragon émit un grognement, et la sorcière en gloussa de rire. Il regardait dans toutes les directions, essayant de distinguer quelque chose entre les arbres. Il était perturbé.

"Il se passe quelque chose Aaran...
-Je l'ai remarqué. Il est sur la défensive..."

Idril suiva le regard du reptile, bien plus sérieuse qu'il y a quelques secondes. Après quelques temps, elle disparut dans un torrent de flamme avec le dragon. Le seigneur Druchii jeta un oeil derrière lui, cela suffisant pour que les elfes se mettent en position de combat. Des officiers vinrent le rejoindre, auxquelles il ordonna de progresser prudemment vers des ruines qu'ils avaient repérés il y a deux jours. Puis se fut au tour d'Aaran de partir en laissant une trainée de flamme derrière lui. Il réapparu au sommet d'une falaise, proche de leurs troupes. Il laissa le feu s'évaporer et alla rejoindre la sorcière. Elle s'était accroupi et regardait en contrebas. Le reptile émettaient de violents hurlements. Des elfes, vêtus d'armure d'un or antique, débarquaient.

"Krazzael ? Je croyais qu'il avait attaqué nos forces dans la journée. Dit Idril.
-Non... Et ces troupes n'ont pas l'air d'être ici pour piller les temples de cette contrée."

Le dragon s'agitait de plus en plus, et la sorcière regardait avec des yeux mauvais les Druchiis qui débarquaient.

"Ils doivent brûler. Dit froidement la magicienne.
-A moins que tu meurs avant. Emit une voix derrière."

Idril n'eut pas le temps de retourner sa tête qu'un carreau se planta dans son dos. Elle fut pétrifiée de douleur. Un second l'atteignit à la jambe, lui arrachant cette fois un cri. Le dragon prit son envol, et fonça vers une sombre silouhette dans la nuit. Il fut promptement découpé en deux par une lame. Aaran dégaina s'arma de son draich, mais fut jeté à terre par une sombre puissance. Il porta les mains à son cou, comme s'il étouffait. A côté de lui, Idril ne donnait plus signe de vie.

"Pittoresque... Dit une voix ténébreuse."

Un Druchii vint se tenir devant le corps de la sorcière.

"La Noirceur s'empare de son coeur, les ténèbres aspirent son âme, et même le feu divin du dragon n'y peut rien. Elle meurt."

Il se rapprocha d'Aaran, qui tentait en vain de résister.

"Pourquoi dis-moi... Pourquoi crois-tu que seul les flammes peuvent libérer un monde du cauchemar ?"

Il ne pouvait répondre. Sa vision se brouillait peu à peu, ses membres ne lui répondaient plus.

"Si toi et tes troupes me servaient ici et maintenant, je consentirais peut-être à épargner cette magicienne... Du moins de la mort. Nul doute que les ténèbres vont s'emparer de son coeur, qu'elle perdra la raison et toute sa pensée propre. Son corps ne sera plus rien, un déchet qui ne se déplacera qu'avec peine... Mes tortionnaires s'en assurerons."

Une enveloppe noir commença à recouvrir Idril.

"Mais que dis-je ? Tu n'as pas le choix de toute façon... C'est cela ou tu seras anéantis..."

Aaran ne pouvait rien faire. Tout noircissait, et dans l'obscurité, l'Ordre Noir est maître. Souverain d'un autre montre, seigneur des contrées ténébreuses et galcées du Nord, Aegnor regardait avec satisfaction ces idiots. Il était le chef de l'Ordre Noir, et avait pour charge d'éliminer tout les traîtres à la cause du Roi-Sorcier. Il avait toujours considéré les fils du dragon comme des imbéciles ne savant pas où étaient leur place. Depuis trop longtemps ils agissaient à leur guise, ne se souciant pas du Roi ni de rien d'autres d'ailleurs. Ils étaient arrogants, chose qui agaçait Aegnor. Il regarda la magicienne. Elle allait souffrir. Des guerriers arrivèrent et allèrent la transporter vers le campement que l'Ordre montait. il jeta ensuite un oeil vers Aaran, puis sourit. Ce misérable allait le servir, et il mourrera en le faisant. Ses troupes seront un parfait moyen pour préserver les forces de la confrérie. Et s'il y avait des survivants, ils allaient tous être exécutés. Personne ne devait connaître l'existence de l'Ordre, pour le plus grand bien du Roi. Aegnor commença à descendre de la falaise pour rejoindre son armée, ses serviteurs se chargeront de transporter Aaran là où il le voulait. Lorsque Malekith avait décidé de l'envoyer à la poursuite de ces traîtres en Lustrie, il trouvait désagréable de se rendre dans un tel endroit malodorant. Au moins, il savait que Narlm faisait parti des rebelles, ce qui n'était pas pour lui déplaire. Il était le seul être sur la terre à avoir échappé à l'Ordre jusque-là. Un guerrier féroce doté du charisme nécessaire pour rallier à sa bannière des milliers de soldats. Il avait, après avoir échoué sur Ulthuan, mené une rebellion sanglante au Sud de Naggarond. C'était un fou. Enfin, pour l'instant il avait autre chose à faire. Il suivit les guerriers chargés de transporter la sorcière dans une tente. Malgré son esprit faible, son pouvoir allait lui être utile... L'utilisation de la noirceur recquérait de la puissance magique, et elle allait lui en fournir. Il dégagea la voilure noire et entra là où elle était déposé. Une torche était allumée sur le côté, permettant de voir clair. Il y avait une table sur le côté, où reposait divers instruments de tortures, et une poutre centrale qui soutenait la tente. Des chaînes étaient accrochées à son sommet. Un elfe au regard sinistre fit ensuite son entrée. La séance pouvait commencer. Le tortionnaire enfonça une fine aiguille dans le cou de la magicienne. Elle était enduite d'un produit qui allait de suite réveiller la prisonnière. Cette dernière ouvrit brutalement les yeux, puis fit une horrible grimace en ressentant la douleur dut aux carreaux. Immédiatement, l'acolyte du chef de l'Ordre la plaqua contre la poutre, attacha ses poignets aux fers et déchira sans vergogne ses vêtements. Elle ne put s'empêcher d'émettre un léger cri de contestation.Il ne restait maintenant que quelques lambeaux de tissus sans importance. Toute sa féminité était dévoiler, et elle en perdait toute sa dignité.

"Que..."

Aegnor lui envoya son poing ganté dans la figure, la faisant saigner de la joue et du front. Elle ne devait pas parler... Pas maintenant. Le tortionnaire arracha lentement le carreau barbelé de sa jambe. Elle hurla de douleur, un cri aigu et continu. La terreur se lisait dans ses yeux, d'où des larmes commençaient à couler. L'autre projectile fut ensuite enlevé, plus violemment cette fois. Les yeux de la magicienne s'écarquillèrent. Ses bras gigotaient, et ses poignées commencèrent à s'errafler. Elle se retenait d'hurler, mais ne put s'en empêcher longtemps. Elle était en pleure. Son souffle était irrégulier et elle commençait à haleter. Le sang coulait abondamment de ses blessures, laissant une belle trainée rougeâtre sur sa peau délicate. Elle n'en mourra pas. Un poison unique l'empêcher de succomber. Une magnifique création. Aegnor plongea son regard dans celui de la prisonnière. Malgré la douleur, elle ne put se résoudre à ne pas le soutenir. Son coeur battait frénétiquement.

"Pourquoi... Pourquoi m'infliger ça ? Cria t'elle de désespoir."

Le chef de l'Ordre prit le menton d'Idril, et déchaîna son pouvoir. Elle hurla une nouvelle fois. Son corps tremblait, comme pris de pulsions soudaines. Ses yeux renvoyaient une terreur sans nom... C'était si exquis de faire ressentir un tel sentiment à quelqu'un. Du sang coulait de sa bouche, puis de ses narines... Aegnor pouvait voir les veines de son visage ressortir, ravivant on ne peut mieux les mals causés par le gantelet. Ses jambes se repliaient sur elles-mêmes, ses pieds frappant la poutre. Le cliquetis des chaînes était assourdissant. Du sang coulait maintenant de ses poignées. Il continua à la maintenir ainsi encore quelques minutes, la regardant s'épuiser totalement. Puis il la lâcha enfin. Idril paniquait. Elle se sentait perdue. Elle regardait autour d'elle, tournait sans cesse sa tête. Elle s'étranglait elle-même, ne savant reprendre correctement son souffle.

"Tu ne le sens plus n'est-ce pas ? Tu n'es plus rien maintenant, une pauvre âme perdue parmi tant d'autre... Un déchet dans la multitude, sans nom ni valeur. Ta magie, ce qui définissait ton être n'est plus. Dit en souriant Aegnor."

Le tortionnaire prit une épée, et plongea la lame dans le feu. Pendant ce temps, le chef de l'Ordre prit un couteau et taillada lentement une joue d'Idril. Elle essayait de cacher son visage, fermait ses yeux par peur. Mais ça ne servait à rien. Aegnor parvenait à atteindre son objectif. La magicienne serrait les dents, poussant des gémissements. Il la regarda de nouveau.

"Puisque tu n'as plus ton pouvoir, cela veut donc dire que tu n'es plus capable de résister aux flammes non ? J'aimerais vérifier cet état de fait."

Elle rouvrit les yeux, les écarquillant en voyant le tortionnaire approcher avec sa lame chaufée à vif.
-Non! Non ne..."

Elle cria à s'en percer les tympans. L'acolyte d'Aegnor venait d'apposer le métal rougeoyant sur le doux ventre de la magicienne. Et il n'avait pas terminé. Il continua à faire trainer l'acier, remontant jusqu'à sa poitrine. Des larmes tombaient abondamment. On pouvait voir son coeur bondir de l'extérieur, comme s'il voulait sortir du corps de la sorcière. Ses bras étaient tendus comme jamais, ses jambes pétrifiées sur la poutre. Le tortionnaire déposa la lame, et prit une autre aiguille. Elle était enduite d'un poison qui allait la faire hurler tout le restant de la nuit. Elle la regarda approcher, haletante. Puis serra les dents lorsque qu'elle lui perça le cou. Les effets du poison allait mettre une vingtaine de minutes avant de prendre forme. Aegnor se rapprocha d'elle. Cette fois elle n'oser plus lever les yeux vers lui.

"Demain... Ton seigneur va venir te voir ici. A ton avis, quelle sera sa réaction en te voyant dans cet état ? Va-t-il t'abandonner ? N'y avait t-il que tes délicieuses formes qui l'attirer vers toi ? Réfléchis-y... Dit en souriant le chef de l'Ordre."

Le tortionnaire retourna la magicienne pour avoir son dos en face de lui. Puis il prit le fouet accrocher sur la table. Aegnor en avait fini ici. Il s'en alla, écoutant la douce berceuse rythmée par les claquements du fouet. Des hurlements et des cris abominables, mêlé à un désespoir profond et à des pleurs sans fin...
Il se renda dans la tente de commandement. Tout était bien rangé sur son passage. Les tentes parfaitement alignés, les armes déposés avec ordre, et les soldats disciplinés qui continuaient les finitions ou discutaient entre eux. Après environ une centaine de pas, il vit la tente et y entra. L'espace était grand à l'intérieur. Une longue table rectangulaire trônait au milieu, entourée de chaises. Une dizaine d'officiers l'attendaient, tous debout et le dos bien droit. Aegnor s'installa au milieu, et invita les autres à s'asseoir. Des esclaves humains apportèrent ensuite des raffraichissements, sous la forme de vins elfiques volés en Ulthuan. Une boisson très appréciée. Un noble de Ghrond, chef des troupes armées, pris la parole.

"Dîtes-moi, seigneur... J'ai cru comprendre que nous allions une nouvelle fois affronter Narlm. Est-ce vrai ?
-Tout à fait.
-Dans ce cas. Reprit-il, pensif. Je crois qu'il nous faudra être prudent. Il nous a déjà causé pas mal de perte lors de sa rebéllion, et l'Ordre ne recrute pas ses membres par l'appât du gain...
-Je crois qu'il ne faut pas s'inquiéter pour ça. Dit un autre officier. Les troupes du dragon seront de notre côté. Vous pouvez être sur qu'ils subiront toute la foudre de notre adversaire à notre place.
-J'aimerais d'ailleurs parler de ces soldats."

C'était Nialeth qui venait de parler. Une elfe qui s'était plusieurs fois illustrée au combat et qui dirigeait à elle seule plusieurs phalanges.

"Vous croyez réellement qu'Aaran se soumettra à votre autorité ? Il est le maître des fils du dragon, Aegnor, et ça n'en fait pas n'importe quel être.
-Et vous le savez mieux que quiconque, étant donné que vous le serviez avant de rejoindre l'Ordre. Il agit par la terreur pour commander ses troupes.
-Non, c'est là où vous avez tort. Ils ont au contraire un profond respect pour lui. Mais bien plus que cela, je ne pense pas que torturer cette sorcière nous avance à quelque chose."

Quelle idiote. Avec elle, Aegnor avait put recouvrir un peu son pouvoir de Noirceur. Mais elle ne pouvait pas le savoir, elle ne comprenait pas ces choses là.

"Et pourquoi cela ne nous avanceraient à rien dîtes-moi ? Au contraire, grâce à ça, nous avons la chance de le mettre de notre côté, bien qu'il ne doit pas éprouver de grands sentiments pour cette magicienne...

Nialeth se releva et tapa des poings sur la table.

"Vous ne comprenez pas ! Croyez vous qu'on les appelle les fils du dragon juste à cause de l'emblème sur leurs étendards ?
-Oui, je le pense fermement. Vous avez servi Aaran pendant une cinquantaine d'années, et jamais vous n'avez vu de dragons n'est-ce pas ? Aegnor sourit. Vous semblez le défendre, comme si vous refusiez de le combattre si jamais il refusait de coopérer.
-Je ne le défend pas...
-Ne vous inquiétez pas. Autrefois, les fils du dragon étaient en effet bien plus puissants qu'aujourd'hui. Mais leur force a disparu avec le temps et tout ces conflits auxquels ils ont participé... Demain il sera invité au camp... Et vous verrez comment on dompte un de ces misérables êtres bornés et stupides, incapable de trouver leur place dans ce monde."

Les elfes autours de la table rièrent, hormis Nialeth qui se retira en jetant un regard mauvais sur le chef de l'Ordre.

"Peut-être vaudrait-il mieux de l'éliminer... Dit un Druchii en la voyant partir
-Non, c'est inutile. Poursuit Aegnor. Elle n'est pas rentrée dans l'Ordre sans raison, et je sais qu'elle n'apprécie pas Aaran... Je n'ai aucun doute sur sa loyauté, au contraire."
En effet, elle n'aimait pas que le seigneur des fils du dragon ne soit qu'un pantin, un pion manipulée sans pensée propre. Elle était dégoûtée par cela. Et la personne qui tenait les fils n'était autre qu'Idril... Elle avait réussi à amadouer par sa magie et sa beauté Aaran. C'était pitoyable. Nul doute qu'il allait le rejoindre de plein gré lorsqu'il la verrait, agonisante et incapable de se mettre debout. C'était un faible, pris par des sentiments inconnus d'Aegnor. Nialeth pensait peut-être que la magie de la sorcière le tiendrait envoûtée, mais elle ignorait qu'elle n'avait plus aucun pouvoir. Il avait le contrôle sur tout. Bientôt, les traîtres allaient mourir. Aegnor regarda ses officiers... Ils n'étaient rien, de pauvres créatures désespérées qui ont trouvé en l'Ordre Noir un glorieux destin. Ils étaient tous des esclaves maintenant. on pouvait se moquer d'eux, rire de leur bêtise et de leur acharnement à vivre. Il fallait bien néanmoins confier certaines tâches pour ne pas être surchargé. Nialeth au moins savait penser un minimum, même si elle n'était pas brilliante, loin de là... Comment pouvait-elle penser qu'Aaran ferait quelque chose de néfaste à leur égard? C'était un mouton. Il n'a pu être à la tête des fils du dragon qu'à cause de l'incompétence de Krazzael. Ce dernier avait échoué en Ulthuan, avait désobéi aux ordres et fut retiré de ces fonctions... Après quoi il fallait trouver un nouveau chef pour diriger les troupes de Krazzael, et la magicienne avait su bien profiter de cette occasion... Beaucoup de monde craignait Aaran. Le chef de l'Ordre n'avait jamais compris pourquoi. Personne ne voyait donc qu'Idril agissait dans l'ombre ? Ce conseil n'avait pas lieu d'être. Tout était prêt.

"Qu'y a t-il encore à évoquer ?
-Tout ce qui se rattache aux réserves de nourritures, à l'équipement militaire, et au plan à adopter.
-Et bien occupez vous de ces choses là. Certains d'entre vous ont déjà été en Lustrie non ? Pour la stratégie militaire à employer, nous verrons plus tard, une fois que nous connaîtrons les effectifs des fils du dragon ainsi que ceux des traîtres.
-Ils ne doivent pas être bien nombreux... reprit l'officier."

Mais Aegnor se dirigeait déjà vers la sortie. Il traversa le camp. Les soldats baissaient la tête en le voyant. Il entra, après quelques temps, dans une tente en face de celle où avait était torturée la sorcière. Elle criait. Les effets du poison devait déchirer son corps. Elle ne dormirait pas de la nuit. Le chef de l'Ordre s'asseya sur une chaise, et posa un cristal noir avec des reflets mauves sur la table en face de lui. A l'intérieur était contenu l'essence de la magie de la magicienne. il pouvait, rien qu'avec ça, connaître mainte chose sur sa personnalité. Il lui suffisait de se concentrer sur la pierre pour rendre l'existence d'idril totalement transparente. Aegnor regarda fixement le cristal, qui émanait maintenant une lumière pourpre. Il pressa ses mains sur l'objet, puis ferma les yeux. Il vit ce qui composait la magicienne. Une elfe capricieuse, arrogante et impitoyable. Des images se dessinaient à l'intérieur de la tête d'Aegnor, des scènes de massacres commis par la sorcière. Il la vit ensuite rabaisser, pour le plaisir, des autres sorcières, des nobles et bien sur des esclaves. Il entendait son rire maléfique, si désagréable. L'égoïsme dont elle faisait preuve dégoutait Aegnor. Elle agissait toujours pour son propre compte... Mais autre chose retint l'attention du chef de l'Ordre. Alors qu'il scrutait le pouvoir de la sorcière et tout ce qui en ressortait, quelque chose se cachait. Il se concentra pour savoir ce que s'était, chassant ces images cruelles de sa tête. Puis il vit de la souffrance. Une douleur qui la tenaillait depuis des temps immémoriaux. Elle était profonde, si profonde qu'Aegnor ne vit que ténèbres en essayant de la dicerner. Tout était noir, mais les sentiments que pouvait éprouver Idril, il les ressentait. Un poid immense commença à l'accabler. Il sentit de la sueur perler sur son front, ses doigts tremblaient mais continuaient de presser fermement le cristal. Il devait savoir ce que c'était. Le chef de l'Ordre n'avait jamais ressentit une telle chose en scrutant le pouvoir de quelqu'un. Et savoir que c'était de la souffrance le déstabilisait d'autant plus. Il revint en arrière, essayant de trouver des indices dans ce qu'il avait vu précedemment. Mais tout disparaissait. Il paniqua. il oubliait ce qu'il avait vu il n'y avait à peine quelques minutes. Comment etait-ce possible ? Tout devait être parfaitement visible ! Il pouvait tout connaître d'une personne en faisant cela! Il sentait son coeur battre fortement, ses mains se réchauffer et dégouliner de sueur. Mais il ne perdit pas courage et plongea plus profondémment encore. Car même s'il ne voyait plus rien, il ressentait toujours les émotions que pouvaient avoir Idril. Cette souffrance datait, Aegnor n'avait aucun doute là-dessus. Si ça se trouve, elle prenait même source avant l'entrée de la sorcière dans le Couvent Noir. Ressentir une telle chose datant de plus d'un millénaire désempara le chef de l'Ordre. Soudain, une force inouie frappa l'esprit d'Aegnor, défendant les secrets que pouvaient avoir Idril. Cette puissance ne venait pas du cristal... Elle attaquait depuis l'extérieur. Elle frappa une nouvelle fois, bien plus fort. Les yeux d'Aegnor s'ouvrir. Il constata que le jour s'était levé. Mais il n'avait regardé dans le cristal qu'une trentaine de minutes au maximum. Sans réfléchir, il prit la pierre, la rangea précieusement sur lui et sortit. Il avait était éjecté ! Il n'en croyait pas ses yeux... Peut-être que finalement, la magicienne avait un minimum de valeur. Il allait lui rendre une petite visite. Ce qu'il n'avait pu discerner, il allait le savoir par un autre moyen...
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Noirceur du coeur
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